Trois éléments constituent la démarche suivie par la compagnie Hiatus aujourd'hui :
création, transmission, recherche.

La compagnie Hiatus a été créée à Brest suite à une performance présentée place de la Liberté en mai 2008 «Lieu d’un lien». Cette performance était déjà porteuse de ce que défend la compagnie aujourd’hui : une approche pluridisciplinaire, un rapport prononcé au politique, et un ancrage sur le territoire où le travail est mené.

En parallèle, la compagnie Hiatus a développé une pratique de transmission :

- « Transmissions Locales » (accompagnement de projet de jeunes artistes sans structuration formelle) (jusqu’en 2014)
- « De l’idée à la scène », ateliers «  Création et démontage de projets artistiques », pour le service culturel de l’Université de Brest jusqu’en 2016
- « L’art de construire », stage de mise en scène co-dirigé avec Charlie Windelschmidt pour la Maison du Théâtre à Brest).
- Cours menés par Simon Le Doaré à l’Université de Brest : Economie politique de la culture (Master Direction de Projet et d’Etablissement Culturel), Art et Politique en Licence Arts, Histoire des Politiques Culturelles (IUT de Lannion)

Ces deux éléments, création et transmission, sont nourris d’un travail de recherche artistique et théorique, concrétisé par la mise en place de laboratoires artistiques au long cours (autour de la pluridisciplinarité, de l’adresse au public, de la juste construction d’un propos artistique politique), ainsi que par des travaux de recherche théorique/universitaire (publication ou communication) de Simon Le Doaré. Ces éléments peuvent être partagés lors des « intermissions », qui viennent lier concrètement propositions artistiques, recherches et transmission.
Ces propositions s’intitulent « intermissions politiques et artistiques ». Ce choix sémantique nous permet de nommer clairement les objectifs visés par cette proposition, ainsi que les moyens d’y parvenir, par opposition à « action culturelle » dont le sens est aujourd’hui très global, pour ne pas dire flou.

Intermission, c’est un arrêt, une interruption, un temps pour analyser (du latin « délier »), se rencontrer aussi. Par ailleurs, « Inter » signifie « entre » en latin, alors, l’inter-mission peut être entendue comme la mission de l’entre, de ce qui a lieu entre les hommes, entre les sons, de la communication en somme, verbale ou ici, musicale. Cette intermission est affirmée comme étant politique, au sens grec de politikos, « ce qui concerne les citoyens ». Elle est aussi affirmée comme artistique, outil de développement de la capacité d’expression, et de l’imaginaire.

Il s’agit ici de participer à former l’esprit critique politique, en oeuvrant à l’émancipation collective. Travailler sur « l’autonomie », c’est à dire la capacité à se constituer ses propres lois. Ce travail est mené grâce à trois outils d’émancipation envisagés dans une volonté d’éducation populaire :

- conférence / débat
- ateliers de pratique artistiques
- répétition conférencée


Dossier sur demande pour chaque intermission.