Trois éléments constituent la démarche suivie par la compagnie Hiatus aujourd'hui :
création, transmission, recherche. La compagnie Hiatus a été créée à Brest suite à une performance présentée place de la Liberté en mai 2008 «Lieu d’un lien». Cette performance était déjà porteuse de ce que défend la compagnie aujourd’hui : une approche pluridisciplinaire, un propos politique (au sens grec de la polis), et un ancrage sur le territoire où le travail est mené. En parallèle, la compagnie Hiatus a développé une pratique de transmission, par des interventions sous forme de stages courts, puis du projet «Transmissions Locales» (accompagnement de projet de jeunes artistes sans structuration formelle), et désormais par la direction d’un atelier «Création et montage de projets artistiques - de l’idée à la scène» dans le cadre des UE libre proposées par le service culture de l’UBO, et des interventions de Simon Le Doaré à l’Université (Economie politique de la culture, Histoire des politiques culturelles)

Ces deux éléments, création et transmission, sont nourris d’un travail de recherche artistique et théorie, concrétisé par la mise en place de laboratoires artistiques au long cours (autour de la pluridisciplinarité, de l’adresse au public, de la juste construction d’un propos artistique politique). Enfin, les « intermissions », viennent lier concrètement propositions artistiques, recherches et transmission.
L’autre aspect plus théorique de la recherche réside dans le parcours universitaire du directeur et metteur en scène de la compagnie, Simon Le Doaré (Licence de droit, master d’économie), qui ne cesse de nourrir le propos artistique. Simon Le Doaré est actuellement doctorant sur la question de la «Responsabilité politique de l’artiste - Du rôle de l’artiste en démocratie» (thèse dirigée par Mme Marie-Pierre Lassus, Professeur à l’Université de Lille III).
Ces propositions s’intitulent « intermissions politiques et artistiques ». Ce choix sémantique nous permet de nommer clairement les objectifs visés par cette proposition, ainsi que les moyens d’y parvenir, par opposition à « action culturelle » dont le sens est aujourd’hui très global, pour ne pas dire flou.

Intermission, c’est un arrêt, une interruption, un temps pour analyser (du latin « délier »), se rencontrer aussi. Par ailleurs, « Inter » signifie « entre » en latin, alors, l’inter-mission peut être entendue comme la mission de l’entre, de ce qui a lieu entre les hommes, entre les sons, de la communication en somme, verbale ou ici, musicale.
Cette intermission est affirmée comme étant politique, au sens grec de politikos, « ce qui concerne les citoyens ». Elle est aussi affirmée comme artistique, outil de développement de la capacité d’expression, et de l’imaginaire.

Il s’agit ici de participer à former l’esprit critique politique, en oeuvrant à l’émancipation collective. Travailler sur « l’autonomie », c’est à dire la capacité à se constituer ses propres lois. Ce travail est mené grâce à trois outils d’émancipation envisagés dans une volonté d’éducation populaire :
-conférence / débat
-ateliers de pratique artistiques
-répétition conférencée


Dossier sur demande pour chaque intermission.
Intervention SLD AUB Mars 2015
Let me put aside the concrete actions done by artists in the urban space. These can be experimented by anyone as a tool of urban transformation, directly by affecting sites, and indirectly by proposing different representations of the city

Projet de thèse
Responsabilité politique de l’artiste - Du rôle de l’artiste en démocratie.

Séminiare AEP Brest Mars 2013
Toutes les questions et notions abordées ci-dessous valent pour la plupart des formes artistiques communes. Le fait de les poser dans le cadre d’arts en espace public les exacerbent très fortement, et amplifie leur portée, densifie leurs enjeux. L’espace public est le lieu de tous, le lieu où l’on vit, celui du commun et du collectif, celui qui se partage spontanément, celui auquel on a accès librement.